Encore raté…

Mai 2026, l’heure dorée. En plein reportage mariage à Tourtour, dans le Var. 📍

Je profite d’un court moment de calme pour me désaltérer et discuter avec un père de famille.

Soudain, au loin, j’aperçois sa fille. Le décor est digne d’un film : elle s’apprête à traverser un rayon de soleil couchant en toute élégance, ses cheveux fins flottant dans un vent léger, l’arrière plan texturé entre le vert et le brun. Je suis pile à la bonne distance, lumière parfaite. Mon 100mm est vissé sur le boîtier, toujours prêt à dégainer.

Je mets en joue, je cadre, je déclenche… Claaaaa…………..aaaaac.

Attendez, c’est quoi ce bruit ? 🧐 Pourquoi la molette de vitesse a bougé comme ça ?!

La frustration est immédiate. J’ai dû penser très fort, car à mes côtés, le papa – qui aurait pourtant été tellement heureux d’avoir une si belle photo de sa fille chérie – se tourne vers moi avec un regard tendre et me lance :

« Et ouais ! C’est les aléas du direct ! »

Flash-back immédiat : ambiance Intervilles des années 80, Léon Zitrone, Simone Garnier et les vachettes ! 🐂

Cela ne m’a pas empêcher de remettre ma molette en place et de réaliser le portrait parfait de sa princesse quelques secondes plus tard…

C’est qu’il a raison. Le reportage de mariage, c’est du direct permanent. On court après la lumière, on compose avec l’imprévu, on attrape des moments magiques… et parfois, un petit aléa se glisse dans la feuille de route.

Ce soir-là, j’ai « encore raté » une photo, mais j’ai vécu un beau moment de complicité et de rire. C’est aussi ces moments là qui me passionnent.